Mon père prenant toutes ses précautions, quitte à laver ses gants en cuir.

Boarf c'est qu'un mauvais instant à passer me disais encore optimiste hier.

J'imaginais ces médecins qui sont au contact des gens infectés du virus avec un maigre masque, dont il est fait état de la pénurie, comme protection.

Et puis j'imaginais ces inconscients qui ne tenaient pas compte des consignes des autorités sanitaires et qui partaient se balader malgré l'ordre de confinement.

Un infirmier au contact de patient a priori non infectés du virus, hé oui tous les services de l'hôpital doivent continuer à tourner pour les autres urgences.

Je m'imagine avec une tignasse pas possible au sortir d'un certain nombre de mois confiné.

Quand cette situation a commencé à me désespérer, je suis parti me coucher.

Tout comme mes parents dont j'imagine qu'ils dormaient sur leurs deux oreilles.

Ce matin je me suis réveillé à une heure du matin. Content que mes parents ne l'aient pas attrapé cette saloperie. Ils ont quand même 70 et 69 ans père et mère. S'il y a un choix à faire ils passeront peut-être à la trappe au profit de plus jeunes. Cela m'attriste.

Melchior venu d'Europe pour apporter de l'or au Christ.

Quelques moments de doute, quelques moments de peur. Rapidement surmonté par ma traditionnelle bonne humeur.

Mon père s'est levé à 7h20. Il a déjeuné en prenant un air inquiet dès qu'il toussait.

Ma mère s'est levée vers 8h30. Elle a déjeuné puis m'a fait rapport des actualités qu'elle lisait sur internet.

Le dernier dessin est fait à la grosse plume, ce qui explique les gros traits noirs.

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